Fermeture de la Sonothèque et conséquences
La liquidation judiciaire de la Sonothèque et de ses deux magasins bretons confirme la difficulté toujours très grande des disquaires indépendants en France. Effet boule de neige : de nombreux festivals et salles de la région risquent de ne pas récupérer les liquidités issues de la vente de billets effectuées par la Sonothèque.
Après que le tribunal de commerce de Brest ait prononcé la semaine dernière la liquidation judiciaire, avec effet immédiat, du disquaire brestois, l’enseigne morlaisienne a subi le même sort quelques jours plus tard. Ces magasins de disques représentaient parmi les plus importants indépendants de la région et employaient 16 personnes.
Ces fermetures, au-delà de l’appauvrissement de l’offre qu’elles entraînent pour les populations, auront probablement des conséquences préjudiciables sur les entrepreneurs de spectacles locaux. En effet, ces lieux étaient également des points de vente de billets (de location plus précisément) pour de nombreuses salles et pour quelques festivals.
Ainsi, selon Alain Coquil, journaliste au Télégramme, il serait question "d’une perte sèche de plus de 40.000 € pour Les Vieilles Charrues et plus de 30.000 € pour le festival du Bout du Monde. Quant aux chiffres concernant Saint-Nolff ou Astropolis, rien n’a filtré pour l’instant. Selon certaines sources, ce sont plus de 100.000 € que les divers organisateurs risquent de pleurer."
Car les biens de la Sonothèque sont désormais entre les mains du liquidateur, et serviront en premier lieu à payer l’Urssaf, les salaires, et seulement après (s’il reste quelque chose) les fournisseurs et prestataires…
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