Exposition « La rue est à nous… tous ! »

Publié le par lezarder

Exposition « La rue est à nous… tous ! »
26 avril / 15 juin 2007 - Paris
 avec un programme d’événements en partenariat





L'exposition, présentée dans la nouvelle école d'architecture Paris Val de Seine, réalisée par l'architecte Frédéric Borel, devait ouvrir ses portes le 6 mars pour se poursuivre jusqu’au 21 avril 2007. L’ouverture retardée de la nouvelle école, a amené les organisateurs à proposer ces nouvelles dates.
L’exposition et le programme d’événements sont présentés par l'Institut pour la ville en mouvement en partenariat avec JCDecaux, Monoprix, Véolia Transport et la chaîne télévisée Voyage.
Un réseau d'institutions culturelles et scientifiques, d'écoles, des centres culturels de différents pays lui fera parallèlement écho : exposition d’artistes contemporains à la galerie Univer, de design et de signalétique urbaine à l’Institut finlandais, de photos à l’Institut Goethe, à l’Ecole spéciale d’architecture, d’œuvres des favelas à la Fondation et à l’ambassade de l’Argentine, sur les banlieues urbaines à l’Institut suédois, les taxis de Mexico à la Maison du Mexique… lectures de textes littéraires à la Bibliothèque nationale, dossier sur les rues et les cités dans la revue Urbanisme, balades urbaines, workshops… Des contributions chinoises, brésiliennes, européennes sont également prévues.

…Ou comment partager la rue ?
On y circule, on y vit, on y travaille, on s’y expose, parfois on s’y bouscule voire on s’y cogne ; innombrables pratiques qui se croisent et s’interceptent, faisant tour à tour de la rue un lieu de rencontres et de conflits : le meilleur et le pire !
Et dans toutes les villes du monde, les mêmes questions : à quoi et à qui servent les rues ? À qui appartiennent-elles ? Qui décide, contrôle, surveille ? Comment concilier toutes les vitesses, tous les modes de déplacement, les besoins des habitants et ceux des passants, des commerçants... ? Comment les rendre lisibles, fluides, conviviales ? Jusqu’où la publicité, le business, la liberté d’expression, l’art peuvent-ils s’y exprimer, voire s’en emparer ?
Les rues des villes sont des lieux multifonctionnels qui doivent assurer à la fois la desserte des riverains et la traversée des quartiers, et qui accueillent souvent de multiples activités et usages et fonctionnent comme des lieux de rencontres et comme des médias.
Or ces fonctions sont plus ou moins compatibles les unes avec les autres, ce qui entraîne des dysfonctionnements et des conflits divers. L’extension des villes, en hauteur et en surface, et la diversification des déplacements et des modes de transports aiguisent ces problèmes d’usage et de partage de la rue. Pour essayer de les résoudre, l’urbanisme moderne a eu tendance à hiérarchiser et spécialiser les voies par fonctions, et à séparer les mobilités et les activités.
Ces solutions sont aujourd’hui débattues car elles ont, dans certains cas, des effets pervers, qui soulignent les limites du « partage
séparation ». D’autres solutions sont aujourd’hui explorées et mises en œuvre dans le monde, souvent plus fondées sur un « partage - mise en commun » qui, sous diverses formes, s’efforcent d’exploiter le potentiel d’urbanité de la mixité fonctionnelle et sociale.

Structure de l’exposition
Un espace vidéo dans un cube de 8 mètres de large, pour une expérience étonnante dans
une quarantaine de rues du monde : « vous n’êtes pas dans la rue, vous êtes la rue ! »,
Une cinquantaine de projets internationaux, qui présentent les nouvelles approches de la rue par les urbanistes et les architectes du monde entier,
Une centaine de photos de grandes agences internationales et des documents qui questionnent la rue-média, ou l’aspect communicant de la rue, la rue-fiction, les enjeux de gouvernance pour faire face aux nouveaux besoins.

Sous la direction scientifique de François Ascher, commissaire général de l’exposition et de Mireille Apel-Muller
1. Des rues dans les projets d’architecture et d’urbanisme contemporains
Les rues habitées
Les rues multiples
qui mélangent les modes de transport, les fonctions et les activités
Les rues intenses qui favorisent les événements et le shopping
Les rues verticales qui jouent d’une possible stratification de l’espace public
Les rues intermodales qui assurent le passage d’un réseau à l’autre
Les rues en mutation qui relient des quartiers jusque-là enclavés à l’ensemble de la ville
Commissaire
thématique : Didier Rebois, secrétaire général d’Europan et enseignant à l’école d’architecture de Paris Val de Seine.

2. Des rues médias : lieux-moyens de communication et d’échange
L’impact des nouvelles technologies de communication sur l’affichage, les vitrines, la signalétique
Les
usages festifs et de loisirs
Les nouveaux imaginaires de la rue
Auteur
 : François Bellanger, consultant, auteur de divers ouvrages et de recherches sur l’évolution des modes de vie, les nouvelles pratiques de consommation, les stratégies de marketing des grandes entreprises de biens et services.

3. Des rues négociées : la gouvernance de l’espace public
La sécurité dans la rue et l’enjeu de la vidéo-surveillance
La
civilité et le respect des règles dans l’espace public
Les 7 vitesses (l’aménagement moderne sépare les mobilités selon leurs motifs et leurs vitesses, pour assurer le calme des résidents et pour maximiser les débits)
La gouvernance de la rue, entre syndic de rue et assemblée participative
Commissaire thématique : Eric Charmes, directeur adjoint et maître de conférences à l’Institut Français d’Urbanisme, auteur d’ouvrages sur la rue, le nouvel urbanisme, les modes de vie pavillonnaires.

Livre catalogue « La rue est à nous… tous ! »
Publié sous direction de François Ascher et Mireille Apel-Muller,
« Au diable vauvert », bilingue français/anglais,
308 pages en couleur ; 39 €


Tout savoir sur le programme :
www.larueestatous.com
www.ville-en-mouvement.com

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Publié dans ACTU-NEWS-CONCERTS

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